CENTRE NATIONAL D'ETUDES SPATIALES
Groupe d'Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés
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Toulouse, le 31 mars 1981 N° 091 CT/GEPAN
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NOTE TECHNIQUE N° 6
Enquête GEPAN n° 79/07
"A propos d'une disparition"
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1ère PARTIE
Compte rendu de l'enquête GEPAN n° 79/07
A. ESTERLE - M. JIMENEZ - JP. ROSPARS - P. TEYSSANDIER
2ème PARTIE
Complément d'informations à l'enquête GEPAN n° 79/07
A. ESTERLE
3ème PARTIE
Fabulation, délire et thèmes ufologiques
D. AUDRERIE
EPILOGUE
Extrait d'un article paru dans un mensuel. Février 80


EXTRAIT DU TELEX DE GENDARMERIE
Le témoin "rentrait à son domicile...par le CD Z... Se trouvant en vue du
carrefour avec le CD Y, il suit une voiture. Il voit sur sa gauche la partie
supérieure d'une boule lumineuse qu'il estime d'un diamètre de 3 m et d'une
couleur rouge/orangée. L'OVNI s'est déplacé rapidement vers le carrefour au
moment où la voiture arrivait. La boule a pris une couleur blanche opaque, il y
a eu un nuage de fumée et il n'a plus revu la voiture lorsqu'il est arrivé lui-
même au carrefour. Entre-temps, l'OVNI avait repris sa position initiale,
c'est-à-dire à une centaines de mètres à l'Est...
De retour chez lui, il a pris en charge ses trois garçons, s'est rendu a nouveau
au carrefour. Il a fait constater la présence de la boule à ses enfants, laquelle
a suivi la voiture pendant une bonne partie du trajet de retour, c'est-à-dire par
le carrefour entre le CD Y et le CD X".
COMMENTAIRE :
Comme on peut le constater sur la carte de demi-ciel page suivante, la pleine
lune était à son lever à cette heure-là, dans cette direction-là.

Avant le 15 août 1980




ARTICLES DE PRESSE ITALIENS SUR SIRAGUSA
GENTE N° 50 - 16 décembre 1978
ON A EMPRISONNE AUJOURD'HUI L'HOMME QUI SOUTENAIT :
"CE SONT LES UFO QUI LE VEULENT".
Catane, décembre.
Il avait un faible pour les jeunes femmes et en particulier les jeunes épouses
fraîches et les héritières. Il disait être en contact avec les extra-terrestres qui
de temps en temps venaient l'enlever pour lui faire faire un voyage à bord de
mystérieuses nacelles dans des mondes inconnus et lointains. C'est une belle
jeune mariée qui l'a envoyé en prison. Il est accusé de séduction de violence
charnelle et d'escroquerie.
Il s'appelle Eugenio Siragusa, ce singulier personnage, il a 62 ans, une
épouse qu'il a abandonnée depuis longtemps et 2 fils de plus de 30 ans.
Il a les cheveux blancs un visage d'ascète il avait une méthode infaillible pour
conduire les filles dans sa couche nuptiale. Quand il posait les yeux sur une
des adeptes de la Fraternité Cosmique, la communauté qu'il avait fondée une
vingtaines d'années auparavant, il la prenait à part et lui tenait à peu près ce
discours : "Tu sais, chérie, nos amis les extra-terrestres ont décidé que tu
seras la mère d'un prophète, le prophète Elie, qui sauvera la planète Terre de
la catastrophe". Le grand chef en faisait pour quelques semaines sa
compagne d'alcôve et la contraignait naturellement au silence en menaçant sa
famille et elle-même de choses terribles. Quand il n'en voulait plus et lorsqu'il
désirait passer à une autre, voici ce qu'il disait : "Écoute, chérie, mes amis
les extra-terrestres m'ont assuré que tu n'as pas les qualités nécessaires pour
enfanter un prophète. Malheureusement, nous devons renoncer à notre
programme. Mais ne crains rien, tu n'es pas la seule à ne pas avoir ces
qualités. Mon épouse à mis au monde deux fils et aucun des deux n'est
prophète".
Beaucoup d'enfants sont nés. Jusqu'à présent, aucun des pères de la
communauté n'a soupçonné l'ascète E. Siragusa. Cependant, depuis que la
communauté a été dissoute beaucoup s'interrogent ( la communauté a été
dissoute bien avant l'arrestation de son chef, car ceux qui l'avaient financée
avaient décidé de vendre la villa, le parc et tout le reste afin de rentrer dans
leurs fonds ).
SERMONS ET MADRIGAUX
Après les événements de Guyana, le suicide collectif des fidèles de J. Jones,
l'histoire de la "Secte Cosmique" ne peut que faire sourire. Ici, il n'est
pas question 'de cadavre. On remarque cependant d'impressionnantes
analogies entre les deux communautés.
Avant tout l'état "d'asservissement physique et mental" dans lesquels vivaient
les adeptes, à la merci d'individus qui pouvaient disposer d'eux comme ils le
voulaient. "Personne ne nous a demandé de nous suicider" disent les adeptes
de Siragusa, "mais, si le chef nous l'avait demandé, personne n'aurait refusé
parce que personne n'était en mesure de refuser. Cet homme nous avait
enlevé toute possibilité de discerner te bien du mal. C'est lui qui nous disait ce
qui était bien et nous l'écoutions. Nous lui obéissions aveuglement".
"En entrant dans la communauté" dit le mari de l'héritière qui a envoyé en
prison l'ufologue catanais "tout se passait comme si nous perdions
instantanément l'usage de la raison. L'unique objectif de cet homme était de
nous empêcher de raisonner. Pourquoi le faisait-il ? Croyait-il vraiment en ce
qu'il prêchait ? Ou bien, sa communauté n'était-elle qu'un prétexte pour vivre
avec l'argent des autres ? Cherchait-il seulement à coucher avec nos
femmes ?" Le mari trahi s'appelle Kelly Hooker, il a 25 ans, il est américain
comme sa femme. Elle s'appelle Leslie, elle a 23 ans, un délicieux visage de
petite fille. Quand Eugenio Siragusa connut Leslie, il avait 56 ans, elle venait
d'avoir 19 ans et était mariée depuis une semaine.
"Il nous accueillit dans la communauté comme un père" rappelle la jeune
femme. "Il parlait de fraternité et d'amour. C'était les paroles que nous
voulions entendre. Pendue à ses lèvres, j'avais l'impression de revivre. J'avais
quitté ma famille et le bien-être pour entrer dans cette communauté. Là nous
vivions de rien. Lui vivait en ascète. Ou du moins le faisait-il croire. Je sais
qu'avant moi, il avait séduit d'autres filles de la communauté. Mais alors, je
n'avais pas le moindre soupçon".
"A nos yeux" dit le mari de Leslie, "cet homme était un être supérieur. Presque
un dieu incarné. Nous étions subjugués par ses paroles. Même les choses les
plus absurdes, dites par lui, nous semblaient vraies. Nous prenions tout pour
argent comptant. Il partait souvent de mystérieux voyages qu'il faisait dans de
mystérieux mondes lointains avec ses amis les extra-terrestres. Ceux-ci,
disait-il, planaient au-dessus de l'Etna. Ceci montre l'état dans lequel il nous
avait réduits : nous étions comme des enfants qui écoutent les histoires que
leur raconte leur grand-mère ; nous n'avions plus aucun jugement".
"JE VOULAIS ME TUER"
"Un jour il avait décidé de m'éloigner de Catane pour rester seul avec Leslie. Il
vint me trouver et me dit que ses amis les extra-terrestres m'avaient choisi
pour accomplir une mission importante : retrouver "l'oracle de Jéricho". Il mit
dans la malle de ma voiture une pelle, des pioches et des lampes électriques.
Je devais aller à Cesena et, durant la nuit, creuser la terre dans un lieu
éloigné qui se trouvait à l'extérieur de la ville. Je me rendis à Cesena,
commençais à creuser. Quelques jours plus tard je téléphonais au chef : "Je
n'ai rien trouvé". Il me répondit "Reste à l'hôtel durant deux jours puis retourne
de nouveau au lieu indiqué, tu recevras un message du ciel". J'observais
scrupuleusement des instructions. Quand je téléphonais de nouveau pour dire
que je n'avais reçu aucun signal., il me couvrit d'insultes : "Tu n'es qu'un bon à
rien" me dit-il".
"Puis il modéra son ton. Bien sûr, je n'avais pas les capacités requises par les
extra-terrestres pour accomplir cette mission. Je rentrais à Catane la mort
dans l'âme. Si le maître l'avait exigé, je me serais même tué. J'aurai fait
n'importe quoi pour le satisfaire. Pour moi, la mort aurait été une libération.
J'avais tellement honte que j'aurais vraiment voulu me suicider".
"A mon retour, il n'y eut pas de scènes. Le maître se montra affectueux".
Seule l'intéressait la jeune femme, le jeune homme il fallait l'éloigner. "Tu dois
souffrir et prier Kelly'' lui dit-il "pour récupérer toutes tes capacités". Il lui
trouva pour cela une pièce isolée dans laquelle il pouvait rester souffrir et prier
toute les nuits.
LA DERNIERE PROIE
Leslie était complètement entre ses mains : docile, elle était devenue un
objet pour ses plaisirs d'alcôve. Le Chef lui avait tenu les propos habituels :
"Tu seras la mère d'un prophète qui sauvera le monde". Heureusement, le
chef ne gardait pas longtemps ses proies. Après Leslie, il y eut une Française,
puis une Péruvienne, enfin une Espagnole venue en Sicile avec sa mère. Sur
la liste se trouve aussi la fille d'un médecin de Catane qui fréquentait la
communauté avec son mari.
La dernière de ses conquêtes, la jeune femme espagnole, attend un enfant.
Elle s'appelle Miguela, est âgée de 22 ans et habite dans une petite villa de
Nicolosi. Ce n'est pas la villa grande, confortable, avec 7 chambres et
7 000 m2 de terrain que les époux Hooker avaient achetée pour mettre à la
disposition du maître ; cette villa a été vendue par Leslie et Kelly. Le chef de la
"Fraternité" mis à la porte, est allé vivre dans la maison de
sa dernière compagne, Miguela. C'est là que l'ont arrêté les carabiniers.
Miguela refuse de parler aux journalistes. Elle refuse de dire le nom du
père de son enfant. Elle est la dernière à croire encore au chef de la
communauté.
Comment la dénonciation s'est-elle produite ? "C'est ma belle-mère qui nous a
sauvés" dit Leslie. "Un jour, elle est venue nous voir et elle a pu constater
dans quelles conditions de délabrement mental nous vivions son fils et moi.
Elle nous a proposé de faire un voyage avec elle et il lui a fallu beaucoup de
fermeté pour que le chef accepte de nous laisser partir. Nous sommes allés à
Genève. Ce fut la fin d'un cauchemar. Quand nous sommes revenus en Sicile,
nous avions compris, nos yeux étaient désormais ouverts. Kelly a affronté le
maître, nous sommes allés trouver un avocat et nous avons signé la
dénonciation".
LES PROPOS DU "CHEF"
Ses proclamations étaient imprimées sur des feuilles qui portaient en en-tête
l'inscription : "Du ciel à la Terre : justice, paix amour". A côté, se trouvait une
colombe qui traverse un soleil naissant. Voici son appel :
|
"Les temps sont venus ceux qui ont mis leur cœur dans la lumière de la
justice et de la sagesse, ceux-là sont sur le seuil du royaume de Dieu". |
Pour lui, les extra-terrestres sont "des anges de Dieu prêts à frapper tous ceux
qui ont eu une vie impure".
Aux adeptes de la communauté, il disait qu'il vivait actuellement sa 7ème vie
terrestre. Dans une première vie il avait été le Dieu de l'Atlantique. Puis, il fut
un Dieu égyptien, puis St Jean-Baptiste, Giordano Bruno, Cagliostro,
Raspoutine et enfin Siragusa.
"UN HOMME DANGEREUX"
Issu d'une famille modeste, on ne sait où il a trouvé l'argent pour voyager. Il a
parcouru le monde entier, participé à des congres, il a donné des conférences.
En 1974 il fit la connaissance des époux Hooker qui le suivirent en Sicile.
Leslie était très riche ; parmi les documents que possède l'avocat G. Scaccianoce
se trouve la photocopie d'un testament que Leslie avait déposé à
Washington et dans lequel elle laissait toute sa fortune à son mari et en cas
de décès de celui-ci à Siragusa dont elle venait à peine de faire la
connaissance.
Quelle est la défense de Siragusa ? Il a beaucoup parlé d'UFO. "Beaucoup de
personnes peuvent venir témoigner au tribunal de ma bonne foi".
"Ma vie a toujours eu un but très noble : sauver les hommes, sauver la planète". "Les
extra-terrestres sont disposés à nous aider, mais ils nous demandent de nous
purifier''.
Il ne renie rien de son passé. A un de ses gardiens, il a affirmé après sa
première nuit en prison : "je ne suis pas resté seul cette nuit, mes frères
extra-terrestres sont venus et m'ont emmené faire un voyage merveilleux.
Nous sommes allés sur la "Lune noire". Les hommes ne la voient pas, même
avec les instruments les plus perfectionnés".
Joue-t-il son rôle sans faiblir jusqu'au bout ou est-il fou ? Les psychiatres le
diront peut-être. "De toutes façons'' affirment Leslie et Kelly, "c'est un homme
dangereux". "C'est pour cela que nous l'avons dénoncé nous ne voulons pas
qu'il puisse faire encore du mal".
IL GIORNALE NUOVO - 6 décembre 1978
LA SECTE CROIT A LA RÉINCARNATION
ILS ONT SACRIFIE LEUR FILLETTE A LA "FRATERNITÉ COSMIQUE".
APRES LE SUICIDE DE LA MERE, LA SEMAINE DERNIERE, ON A PU
FAIRE LA LUMIERE SUR L'AFFAIRE. LES RESTES DE DÉSIRÉE PATANE
AVAIENT ETE DÉCOUVERTS EN JUIN.
En réunissant tous les indices, les carabiniers ont réussi à reconstituer
presque totalement, l'hallucinant destin de la petite Désirée Patané, âgée de
5 ans, et assassinée par ses parents et par un de ses oncles en juin dernier.
Ceux-ci espéraient, en la purifiant par la mort, l'aider à se réincarner comme le
disent les "commandements" de la secte de la "Fraternité Cosmique" dont le
fondateur Eugenio Siragusa, un catanais de 68 ans, a été arrêté la semaine
passée à Nicolosi, une commune située à 15 km de Catane.
Les parents de la petite Désirée étaient en contact avec Siragusa accusé par
deux jeunes mariés américains d'escroquerie, d'extorsion de fonds, d'exercice
illégal de la médecine et de violence charnelle. Ils connaissaient également
deux autres fondateurs du "Centre de fraternité cosmique" : Luigi Serlonghi de
Mazzano ( Brescia ) et un certain Franz Lenner peut-être également originaire
de Brescia.
Les restes de Désirée Patané ont été retrouvés, en état de décomposition
avancée, le 28 juin dernier, enveloppés dans un sac à ordures en plastique
qui avait été abandonné dans une niche du campanile de l'église de S. Agata
en Val-di-sole. Les carabiniers avaient étendu les recherches jusqu'aux
provinces voisines ; cependant il fallut attendre encore un certain temps pour
identifier la victime. Ce ne fut possible que la semaine dernière lorsque, de
Nice, les carabiniers furent informés que, dans cette même ville, un couple de
Bedizzole-di-Desenzano, Cesare Patané ( âgé de 33 ans ) et Margherita
Scalvini épouse Patané ( âgée de 28 ans ) avait tenté de mettre fin à ses jours
en absorbant une forte dose de barbituriques. La femme est morte, le mari a
été interné à l'hôpital Pasteur pour maladie mentale.
En interrogeant la famille Patané à Bedizzole et à Brescia où habitent la mère
et une sœur de l'homme, les carabiniers ont appris que le couple avait une
fille nommée Désirée, de 5 ans, avec laquelle ils avaient quitté le pays début
juin, en compagnie d'un oncle de la petite, frère du père, Mariano Patané, âgé
de 37 ans, qui était rentré seul en juillet dernier et qui fit plus tard, aux
enquêteurs, la déconcertante confession.
En premier lieu, il a confirmé que le corps trouvé dans une niche du
campanile, en Val-di-Sole, le 28 juin dernier, était bien celui de sa petite nièce
Désirée qui "avait été assassinée afin d'être purifiée et de pouvoir ainsi se
réincarner". Mariarro Patané a aussi affirmé que depuis quelques années, il
était soumis à la volonté de son frère Cesare qui l'avait convaincu, ainsi que
sa femme Margherita Scalvini, d'embrasser la cause de la "Fraternité
Cosmique".
Depuis longtemps déjà, les Patané s'alimentaient selon les principes de la
Macrobiotique, ils n'absorbaient que des aliments très purs "non contaminés
par des manipulations humaines". En se purifiant, ils pensaient réussir leur
contact avec l'au-delà. Le 4 juin dernier, Cesare patané imposa à sa femme et
à sa fille et à son frère de partir pour le grand voyage vers la purification dont
ils reviendraient grâce à la réincarnation.
Ils quittèrent tous les quatre Bedizzole-di-Desenzano en fourgonnette. La
première nuit, ils plantèrent leur tente dans une petite localité située près de
Salo. C'est là que commença le martyre de la petite Désirée. En effet, le père
interdit à chacun de toucher la moindre nourriture et d'absorber la moindre
goutte d'eau sous peine d'être empoisonné. La première à en souffrir fut
naturellement la fillette qui, dès qu'elle réclamait une goutte d'eau, se voyait
contrainte de marcher interminablement jusqu'à l'évanouissement. D'après le
récit de Mariano Patané, la perte de connaissance de la fillette était
interprétée comme une "approche" idéale de l'état de purification.
En moins d'une semaine, la petite Désirée mourut et depuis, pendant une
vingtaine de jours, les parents et l'oncle transportèrent avec eux le petit
cadavre en cherchant à "accélérer le moment de la réincarnation" par des
prières et des exorcismes. Quand le corps fut en état de décomposition
avancée, ils ne trouvèrent rien de mieux que de l'abandonner, dissimulé dans
un sac à ordures en plastique, en le déposant dans une niche du campanile
de l'église de S. Agata. Sur le sac était attaché un morceau de papier. On
pouvait lire sur ce billet . "La poussière retourne à la poussière, faites un acte
de charité, elle s'appelle Fille de Dieu".
Mais pour donner un nom à cette Fille de Dieu, il a fallu attendre cinq mois et
surtout que s'accomplisse le dernier acte de cette terrible tragédie : le suicide
de la mère et la tentative de suicide du père.
IL GIORNALE NUOVO - 5 février 1979
L'ONCLE DE LA PETITE FILLE SACRIFIÉE A LA FRATERNITÉ COSMIQUE SE
SUICIDE EN PRISON.
Mariano Patané, complice de l'assassinat de sa nièce, s'est pendu hier dans sa
cellule de la prison de Canton Mombello de Brescia.
Cesare Patané avait initié aux rituels de la Fraternité, sa femme et son frère
Mariano, il avait même tenté d'entraîner ses voisins et d'autres membres de sa
famille. Sa sœur Giulia a mis à la disposition de la justice une bande magnétique
sur laquelle est enregistrée une discussion entre Cesare Patiné et elle-même.
L'homme soutenait qu'il était Dieu et la conjurait de rejoindre la "Fraternité
Cosmique".
On ne prêta pas trop attention à ses bizarreries ni au départ en vacances de la
famille qui devait être un voyage vers la mort. En privant l'enfant de nourriture et de
boisson pendant plusieurs jours, ils prétendaient la purifier et pour hâter sa
purification, les carabiniers affirment que son père Cesare Patiné l'étrangla.
Ils transportèrent plusieurs jours le cadavre et ils priaient, convaincus que la petite
fille pouvait se réincarner comme le soutiennent les théories de la Fraternité. Puis,
quand le corps commença à se décomposer, ils l'abandonnèrent.
Poursuivi par les remords ( il n'avait rien fait pour empêcher le supplice de la petite ),
Mariano Patiné a préféré mettre fin à ses jours.
SUITE...
© CNES
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