CENTRE NATIONAL D'ETUDES SPATIALES
Groupe d'Etudes des Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés
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Toulouse, le 4 novembre 1981 N° 0262 CT/GEPAN
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NOTE D'INFORMATION N°3
Les études de Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés aux Etats-Unis
2ème Partie : "Les premières études officielles"
AVERTISSEMENT
Les Notes d'informations sont généralement constituées de documents et de comptes rendus de travaux
auxquels le GEPAN n'a pas participé. Le GEPAN a alors seulement choisi de les publier en raison de leur importance
historique ou théorique, pour une bonne connaissance et compréhension du problème des phénomènes aérospatiaux
non identifiés. Cependant, cette décision de publication ne signifie en rien que le GEPAN s'associe aux idées,
théories ou conclusions présentées dans ces textes. Elles restent sous la responsabilité exclusive de leurs auteurs.
C'est dans les Notes Techniques que le GEPAN fournit les informations relatives à ses propres activités.
TABLE DE MATIERES
ETABLISSEMENT MILITAIRE NATIONAL
Bureau d'Information Publique - WASHINGTON 25 D.C.
Communiqué de presse - n° M 26.49
Communication immédiate - 27 avril 1949 RE 6 700 Poste 3201
Le rapport qui va suivre constitue le résumé succinct des études préliminaires entreprises par le
A.M.C.* Wright Field, DAYTON, OHIO, sur le sujet suivant "Les Soucoupes Volantes".
* A.M.C. = Air Material Command ( Commandement du Matériel Aérien )
1 - Projet "Soucoupe"
Le mardi 24 juin 1947, KENNETH ARNOLD, un homme d'affaires de BOISE dans l'IDAHO, a vu, de son avion privé,
une chaîne de neuf objets ressemblant à des "soucoupes" qui jouaient au chat et à la souris avec les pics du Mont
Rainier ( Washington ) des vitesses "fantastiques" d'après la description.
Le rapport d'ARNOLD a déclenché une véritable réaction en chaîne. Dans les jours qui suivirent, les fabuleuses
"soucoupes volantes" avaient fait leur apparition sur le plan national. Certains observateurs ont rapporté avoir
vu des "enjoliveurs chromés", des "pièces de monnaie ( 10 cts US ) volantes",
des "larmes volantes", des "lumières à gaz" volantes, des "cornets à glace" volants et des "assiettes à dessert" volantes.
Mais pour le Renseignement Militaire, ce pots-pourris céleste tombait sous le coup d'un seul chapitre, celui
des "Phénomènes Aériens Non Identifiés". Des investigations plus poussées sur chacun d'entre eux ont été menées.
Ainsi naquit le "Projet Soucoupe".
Deux ans plus tard, le projet "Soucoupe" n'est ni fini ni oublié par le USAF Material Command à Wright Field,
DAYTON, OHIO.
La naissance officielle du projet eut lieu le 22 janvier 1948 et depuis, la Division de Renseignement Technique
de l'AMC, chargée de la collecte, de l'investigation et de l'interprétation des données relatives à des OVNI, a examiné
plus de 240 incidents nationaux et plus de 30 incidents à l'étranger. Le personnel du projet "Soucoupe", aidé par
plusieurs Départements Gouvernementaux, par des organes privés et par les laboratoires de Wright Field, a déjà
identifié environ 30 % des observations examinées à ce jour ; il s'agit d'objets aériens conventionnels.
Des examens plus poussés des incidents de ballons météo et de leur emplacement devraient fournir des réponses
simples à un pourcentage de mystères aériens sensiblement égal.
Des réponses ont été ou seront apportées par les activités de recherche en matière de missiles guidés, de ballons
météo ou ballons sonde, de phénomènes astronomiques, de vols d'avions militaires ou commerciaux, de vols d'oiseaux
migrateurs, de décharges de fusées de détresse, de farceurs, de victimes d'illusions optiques, de phénomènes
d'hallucinations massives, etc.
Mais, même à ce jour, il existe des interrogations pour certains points de "l'Histoire des Soucoupes".
Bien évidemment, la possibilité suivante a déjà été prise en compte, à savoir que certains incidents communiqués
à AMC Intelligence pourraient être le résultat de développements techniques bien supérieurs aux connaissances
actuellement disponibles aux Ingénieurs et aux Scientifiques U.S. . Cependant des remarques, basées
sur l'expérience acquise en matière de recherche nucléaire dans ce pays, considèrent comme "hautement improbable"
l'existence sur terre de systèmes de propulsion de taille et de poids suffisamment petits pour être montés à bord de
ces "soucoupes" capricieuses. L'autre possibilité évidente, c'est-à-dire celle de visiteurs en provenance de Mars, de
vénus ou de planètes éloignées d'un autre système stellaire est considérée comme quasi-impossible.
En bref, bien que les équipes d'évaluation du Projet "Soucoupe" affirment qu'il n'existe pas de justification sûre
ni définitive de nature à prouver ou réfuter qu'au moins quelques-uns des OVNIS restants sont des aéronefs de
configuration inconnue ou non conventionnelle, d'autres investigations minutieuses n'ont pas révélé de probabilités
inquiétantes.
Ainsi les points d'interrogation du Projet "Soucoupe" ne sont pas dangereux.
Des rapports relatifs aux OVNIS ne sont pas spécifiques à notre temps.
Dans le livre intitulé "The Books of Charles Fort" écrit par TIFFANY THAYER publié en 1941 par HENRY HOLTE &
Co. N.Y. d'autres phénomènes similaires sont décrits comme ayant fait l'objet d'observations à diverses époques
au cours des siècles passés.
Mais notre histoire est celle du Projet "Soucoupe" de 1947 - 1949.
1.1. CEUX QUI ONT OBSERVE LES SOUCOUPES
Bien que des observations occasionnelles d'étranges objets aériens aient fait l'objet de rapports, même en
janvier 1947, l'incident du Mont Rainier, au mois de juin, a déclenché la sensation des soucoupes plus tard
dans l'année.
KENNETH ARNOLD, le représentant d'une société de matériel anti-feu de BOISE dans l'IDAHO, volait le 24 juin
de CHERALIS, WASHINGTON, dans son avion privé lorsqu'il a vu le reflet d'un éclair brillant sur son aile. ARNOLD déclare
avoir regardé tout autour avant d'observer une chaîne de neuf aéronefs étranges s'approcher du Mont Rainier.
"Je distinguais bien leur silhouette contre la neige pendant qu'ils s'approchaient de la montagne" a-t-il consigné.
"Ils ont volé le long de la crête, très prés des sommets, dans la direction Sud, Sud-Est, comme des oies
en formation - maillon diagonal - comme s'ils étaient tous attachés les uns aux autres ".
ARNOLD a observé que les objets paraissaient plus petits qu'un DC-4 qui se trouvait à sa gauche, mais il a estimé
que leur envergure d'aile était aussi importante que la distance entre le fuselage et le deuxième moteur du DC-4.
"Ils se trouvaient à environ 32 à 40 km de moi et je ne distinguais aucune queue" a-t-il déclaré.
"J'ai regardé environ 5 minutes une chaîne d'objets de genre "soucoupe", d'environ 8 km de long qui serpentait
entre les sommets. Ils étaient aussi plats qu'une assiette à dessert et si brillants qu'ils reflétaient les rayons du
soleil comme un miroir".
"Je n'ai jamais rien vu de si rapide" a-t-il déclaré aux enquêteurs.
Selon les calculs d'ARNOLD, la vitesse des soucoupes était d'environ 2 200 km/h. Cependant, un peu plus tard,
des chercheurs du Laboratoire Aéro-Médical affirmaient qu'un objet volant à une telle vitesse serait invisible à l'œil nu.
Dès que l'histoire d'ARNOLD a été publiée dans les quotidiens, elle a été traitée avec amusement et incrédulité.
ARNOLD était fâché parce qu'il se disait "ridiculisé par la presse" et il a lancé "Ils peuvent m'appeler EINSTEIN, FLASH
GORDON ou simplement illuminé, mais je suis convaincu de ce que j'ai vu". Il a ajouté que si jamais il devait revoir ce
genre de phénomène aérien, même s'il s'agissait d'un immeuble volant à 10 étages... il n'en dirait rien.
A ce jour, personne ne sait exactement ce qu'a vu ARNOLD ce jour?là au Mont Rainier. Mais selon le Professeur
Joseph A. HYNECK, Astrophysicien, Chef de l'Observatoire de l'Université de l'Etat de l'OHIO, les objets étaient d'origine
non-astronomique.
Le Professeur a consigné les résultats de ses travaux dans un rapport Intérim qu'il a récemment établi
sur le Projet "Soucoupe". Le Professeur HYNECK travaille sous contrat pour l'AMC dans le cadre d'une enquête indépendante
d'incidents "Soucoupes" visant à déterminer le pourcentage de ces phénomènes en termes de phénomènes
astronomiques.
Dans sa version de l'incident d'ARNOLD, le Professeur HYNECK a relevé ce qu'il appelle des "inexactitudes
dans les évaluations de taille, de vitesse et de performances des "soucoupes observées".
Le Professeur HYNECK en rend compte : "il parait probable que les objets observés volaient à des vitesses
subsoniques et qu'il pouvait s'agir par conséquent d'aéronefs connus".
Au fil des jours qui suivirent l'observation d'ARNOLD, il y eut une véritable avalanche de récits d'OVNIS. A MUROC,
en CALIFORNIE, un groupe d'officiers de l'USAF avaient déclaré avoir observé des objets en forme de disque évoluer
dans le ciel à une vitesse supérieure à 450 km/h.
A PORTLAND, dans l'OREGON, plusieurs agents de police ont affirmé avoir vu un groupe de "disques" osciller,
disparaître et réapparaître plusieurs fois. La description qui en avait été faite était la suivante "des enjoliveurs à
chrome brillants".
Selon le rapport du Docteur HYNECK, ces objets n'étaient pas d'origine astronomique. Il a déclaré qu'en ce qui
concernait l'incident de PORTLAND "le contenu de cet incident n'indique pas l'origine astronomique des objets observés.
Les manœuvres réalisées par les objets et la durée relativement longue de l'observation rendent impossible l'éventualité
d'une origine astronomique".
Quelques jours à peine après l'observation d'ARNOLD, un rapport faisait état de l'observation d'un objet au-dessus
de sa ville, à BOISE "un demi-cercle en forme de disque pendant à un nuage et qui était aussi brillant et argenté qu'un
miroir qui reflète les rayons du soleil".
Très tôt, au mois d'août 1947, deux pilotes d'une compagnie de services aériens de BETHEL en ALABAMA ont
déclaré ( aux investigateurs ) avoir vu un objet noir immense "plus grand qu'un C-54" à contre jour
dans un ciel de soir brillant". Ils ont remonté à 400 m de façon à éviter une collision puis ont vu l'objet traverser leur
trajectoire à 90°. Les deux pilotes ont dit s'être rangés derrière l'objet pour le suivre à une vitesse de 310 km/h
jusqu'à ce que l'objet les ait distancés et ait disparu environ 4 minutes plus tard. Ils l'ont décrit de la manière suivante :
"Il ressemblait à un C-54, sans moteurs, sans aile ni aucun signe extérieur de moyens de propulsion, lisse et profilé".
Quelques jours plus tard, à Fort Richardson, ALASKA, deux officiers ont rapporté avoir observé un objet sphérique
d'environ 3 m de diamètre voler à une vitesse incroyable sans laisser de traînée.
Un autre incident, contenu dans le "Dossier des Non Identifiés" du Projet "Soucoupe", a eu lieu à environ
1 650 m d'altitude au?dessus des Montagnes Cascade. FRED M. JOHNSON, un prospecteur de PORTLAND
a révélé aux autorités avoir vu un reflet étrange dans le ciel et lorsqu'il a levé son regard vers le ciel, avoir vu 5 ou 6
disques d'environ 10 m de diamètre. JOHNSON a dit qu'il a sorti sa longue vue pour regarder les disques pendant
environ 50 secondes avant qu'ils ne virent vers le soleil. Il les a décrits comme étant circulaires avec des queues mais
ne faisaient aucun bruit et ne volaient pas en formation. JOHNSON a dit que pendant la durée de visibilité des disques,
l'aiguille de sa montre?compas s'écartait violemment de gauche à droite.
La soucoupe la plus énorme a peut-être été observée par un habitant d'OKLAHOMA CITY qui a vu "quelque chose
qui paraissait avoir la taille de six B-29". L'observateur, qui détient un brevet de pilote, a observé l'objet depuis la terre.
Il a dit qu'au début, l'objet ressemblait à un énorme avion blanc mais que quand il s'en approchait, l'objet paraissait
circulaire et plat sans aucune protubérance. Il n'a pas entendu de son et a évalué la vitesse "probablement à trois fois
la vitesse d'un avion à réaction".
1.2. RECHERCHE FUNESTE DE SOUCOUPES
La malchance a également frappé l'histoire des soucoupes très tôt en1948.
Le 7 janvier, un objet non identifié ressemblant à un cornet de glace avec du rouge par-dessus, a été observé
au-dessus de la Base Aérienne de GODMAN à FORT KNOX, KENTUCKY, par plusieurs observateurs militaires et civils.
La Tour de Contrôle de GODMAN a demandé à quatre P-51 de la Garde-Nationale qui étaient dans le secteur de procéder
à l'investigation du phénomène.
Trois appareils se sont approchés de l'objet et l'ont décrit métallique et de "taille énorme". Un des pilotes l'a
décrit "rond comme une larme et presque fluide par moments".
Le Commandant du vol, le Capitaine T.F. MANTELL a contacté la Tour de GODMAN indiquant que l'objet volait à la
moitié de sa vitesse directement au-dessus de lui à 12h 00 ; Il a dit :
"Je m'approche pour bien le regarder, il est droit devant et vole toujours à la moitié de ma vitesse...
L'objet parait métallique et d'une taille énorme". "Il monte aussi vite que moi, c'est-à-dire à 680 km/h. Je monte
à 6 500 m et si je n'arrive pas à me rapprocher davantage j'abandonne".. a dit le Capitaine MANTELL
à bord de son P-51.
Il était 15 heures 15 minutes.
C'était le dernier contact radio entre MANTELL et la Tour de GODMAN.
Plus tard, dans la journée son corps était trouvé dans les débris de son avion qui s'était écrasé près de FORT KNOX.
Cinq minutes après la disparition de MANTELL, les deux autres avions sont retournés à GODMAN. Quelques minutes
plus tard, un des appareils a continué la recherche en volant 160 km vers le Sud à 11 000 m d'altitude,
mais sans rien trouver.
L'objet mystérieux chassé par l'aviateur jusqu'à ce qu'il trouve la mort était initialement identifié comme étant Vénus.
Cependant, des recherches ultérieurement effectuées ont démontré que le site et l'azimut de Vénus et de l'objet
ne coïncidaient pas.
Cet objet est considéré comme non identifié à ce jour.
Le même jour, environ 2 heures plus tard, un phénomène céleste était observé par des gens au?dessus de la base
aérienne de LOCKBOURNE, COLUMBUS, OHIO. L'objet était décrit "rond ou ovale, plus gros qu'un C-47, volant
horizontalement à une vitesse supérieure à 800 km/h". L'objet était suivi depuis la Tour d'Observation de
LOCKBOURNE pendant plus de 20 minutes. Des observateurs ont déclaré que l'objet changeait de couleur
( d'abord blanc, puis ambre ) et laissait une trace derrière lui qui avait cinq fois sa propre longueur. Il
volait "comme un ascenseur" et à un moment donné semblait toucher terre. Il n'y avait pas de bruit. Enfin l'objet fut perdu
de vue en descendant sur l'horizon.
1.3. LES OBSERVATIONS A L'ETRANGER
Tandis que la plupart des soucoupes dont la présence a été signalée à l'USAF Intelligence relève d'observations
d'objets au-dessus du pays même, d'autres observations ont eu lieu partout dans le monde. Des observations
ont été signalées au-dessus de TERRE NEUVE - ALASKA, ASCENSION - PARAGUAY, GADBJERG
- DANEMARK, Lac D'OHRID ( à la frontière Yougoslavie-Grèce ), en SUEDE, NORVEGE, HOLLANDE,
TURQUIE, HAWAII, ETC.
Au mois d'avril 1948, le Lieutenant Robert W. MEYERS de la 67ème Fighter Wing, 18ème
Fighter Group, basé aux Iles Philippines, était à la tête de quatre P-47 lorsqu'il a observé un objet aérien non identifié à
une distance environ 5 km. Pendant qu'il ramenait son avion de chasse en direction de l'objet, celui-ci a viré
de 90° vers la gauche et a disparu en l'espace de 5 secondes. Aucune traînée n'a été trouvée. MEYERS a dit
que l'objet ressemblait à une aile volante, de couleur argentée et dont la forme ressemblait à une demi-lune avec
semblait-il un aileron dorsal à peine perceptible.
Le 8 mai 1948, des citoyens de MIDDLEPORT, OHIO, ont fait état d'une observation de plusieurs objets en forme
de "disques" traversant le ciel à des intervalles de 2 minutes. Un des observateurs a dit qu'ils ressemblaient à
un gros cadran de montre couvert de radium naviguant dans l'air.
1.4. VAISSEAU SPATIAL
L'observation de soucoupe la plus fantastique de toutes les archives des Services d'Intelligence Technique a peut-être
été celle du "Vaisseau spatial" si abondamment publiée. Observation qui a été faite par deux pilotes d'E.A.L *
dans le ciel de MONTGOMERY, ALABAMA, au mois de juillet dernier.
* E.A.L. - Eastern Air Lignes.
Le même objet a probablement été vu par des observateurs de la base aérienne de ROBBINS, à MACON dans la
GEORGIE, environ une heure auparavant. Tous les rapports concordaient pour dire que l'objet allait vers le Sud laissant
une trace de flammes multicolores derrière lui et qu'il se conduisait comme un avion normal qui disparaît du champ de vision.
Les pilotes d'E.A.L., le Capitaine C.S. CHILES et JOHN B. WHITE ont décrit le phénomène comme étant un aéronef
sans aile, de 33 m de long, en forme de cigare et d'environ deux fois le diamètre d'un B-29 sans protubérances
visibles.
"Nous l'avons vu en même temps et nous nous sommes demandés Qu'est ce que c'est que ça parbleu ?"
a dit CHILES aux enquêteurs. "N'importe comment il est descendu vers nous à toute allure puis a viré à gauche.
Ensuite il a encore viré à gauche et a volé à environ 320 m au-dessus de nous et à notre droite. Puis, on aurait
dit que le pilote nous avait repéré et qu'il voulait nous éviter, il est monté en crachant des flammes, puis est monté
en chandelle dans les nuages, le souffle de l'hélice ou des moteurs à réaction faisait basculer notre DC-3".
L'aéronef mystérieux qui crachait des flammes, tel qu'il a été vu par les pilotes d'E.A.L. n'avait pas de dérives mais
semblait avoir une bosse semblable à un pôle de radar et a donné l'impression d'une cabine avec des fenêtres en haut.
Le Capitaine CHILES a déclaré que la cabine ressemblait à un compartiment de pilotage sauf qu'elle était plus
brillante. Il a dit que l'illumination à l'intérieur du corps lumineux était à peu près la même qu'un signal de détresse à
magnésium.
"Nous n'allons pas vu d'occupants" a-t-il dit aux enquêteurs. "Une lueur intense émanait du côté de l'appareil,
elle était bleu pâle et s'étendait tout le long du fuselage... tout comme un néon bleu d'usine. L'échappement se
composait de flammes rouges-oranges, avec une couleur plus pâle prédominante sur les bords".
Les pilotes ont déclaré que la flamme se prolongeait jusqu'à 10 ou 15 mètres derrière l'objet et qu'elle augmentait
d'intensité au fur et à mesure que l'objet se dirigeait vers les nuages au-dessus d'eux. Sa vitesse était estimée
à 30 % plus vite que les avions à réaction ordinaires.
Pendant l'enquête sur cet incident, le personnel du Projet "Soucoupe" a soigneusement trié 225 dossiers de vols
civils et militaires et a trouvé que le seul autre avion dans le même secteur à ce moment-là était un C-47.
Lorsqu'on a appliqué à cet incident particulier, la théorie de PRANDTL, relative à la force d'ascension, il a été
remarqué qu'un fuselage dont les dimensions correspondaient aux normes décrites par CHILES et WHITTE serait
en mesure de supporter une charge comparable au poids d'un aéronef de ces dimensions et de voler à des vitesses
subsoniques.
L'objet est toujours classé "Non identifié".
Une autre histoire de soucoupes fantastique "sortait de la bouche d'enfants" à HAMEL, MINNESOTA.
Vers la fin du mois d'août, deux enfants jouant un après-midi dans la cour arrière de leur maison, ont vu à
environ 4 m au-dessus du sol un objet qui descendait et qui s'interposait entre eux.
"Il a heurté le sol, s'est retourné en faisant un sifflement puis s'est lancé droit vers le ciel à une hauteur de 6 m,
s'est arrêté puis a continué à siffler" ont déclaré les enfants.
Ils ont dit à leurs parents que l'objet s'était lancé vers le haut à une hauteur d'environ 3 m, s'était mis
à tourner entre les branches d'arbres, les fils téléphoniques puis s'était accéléré rapidement vers le Nord-Ouest. Ils
ont dit que le disque mesurait environ 80 cm de diamètre et était de couleur gris foncé.
Des analyses effectuées sur la terre dans l'enfoncement où les enfants ont déclaré avoir vu le disque se poser
se sont révélées négatives.
Un chapitre unique de l'histoire des soucoupes a été écrit en octobre dernier par le Lieutenant GEORGE F. GORMAN
de la Garde Nationale de DAKOTA du NORD qui déclarait avoir engagé dans le ciel au-dessus de FARGO un duel aérien
avec une soucoupe volante.
GORMAN, le Directeur d'une Société de Construction basée à FARGO a raconté l'histoire aux enquêteurs :
Le soir du 1er octobre 1948, il se préparait à atterrir sur l'aéroport de FARGO après un vol de patrouille de routine
à bord de son F-51. Ayant reçu, de la Tour, l'autorisation d'atterrissage, GORMAN a distingué ce qui paraissait être le feu
arrière d'un autre avion à environ 1 000 m de là. Interrogeant la Tour à ce sujet, il a reçu la réponse
suivante : le seul autre avion au-dessus de la base était un petit Piper-cub qu'il voyait clairement au-dessous
de lui ; il n'a pas vu de forme autour de la lumière qui se déplaçait. GORMAN s'est approché pour
regarder la lumière mystérieuse.
"Elle faisait environ 6 à 8 pouces de diamètre ( environ 18 cm ), blanche claire, tout à fait
circulaire avec une sorte de lumière diffuse émanant des côtés" dit-il. "Elle clignotait. Cependant, pendant mon
approche, la lumière est devenue continue et puis a brusquement viré vers la gauche. Je croyais qu'elle voulait
raser la Tour. Je l'ai suivie en augmentant la pression dans mon collecteur à 60 pouces mais je n'arrivais pas à la
rattraper. Elle prenait encore de la hauteur et a fait une nouvelle virée à gauche" a dit GORMAN.
"J'ai fait un virage serré avec mon F-51 et ai essayé de l'intercepter.
A, ce moment-là, nous étions à 2 300 m environ. Soudain elle a brusquement viré à droite et nous étions
en face l'un de l'autre prêt à la collision. Nous allions nous heurter, puis, je crois m'être paniqué, j'ai plongé et la lumière
a survolé mon habitacle à environ 160 m. Elle a encore viré à gauche à environ 320 m au-dessus de
moi et je l'ai encore prise en chasse".
GORMAN a déclaré s'être dirigé droit vers la lumière qui s'avançait encore vers lui. Lorsque la collision semblait à
nouveau imminente, l'objet s'est déplacé verticalement. GORMAN l'a suivi jusqu'à 4 500 m où son avion
s'est ralenti. L'objet s'est dirigé vers le Nord, Nord-ouest, puis a disparu.
Pendant le duel aérien GORMAN a affirmé "n'avoir vu aucune déviation de ses instruments, ni entendu de bruits, ni senti
d'odeurs, ni vu de traînée.
Il disait que la vitesse était excessive. Par moments ( au cours de la chasse ),
son F-51 votait à pleine puissance entre 550 et 730 km/h. La lumière a été observée pendant plus de
27 minutes en tout". GORMAN l'a décrite comme ayant de la profondeur quoiqu'elle avait l'air d'être plate.
La lumière mystérieuse a été observée également par L.O. JENSEN, Aiguilleur du Ciel à FARGO qui l'a regardée à l'aide
de ses jumelles. Il s'est dit incapable de distinguer une forme autre que celle qui s'apparentait au feu arrière d'un
aéronef volant à très haute vitesse.
Dans un procès-verbal, GORMAN, qui était instructeur de pilotage pour des étudiants militaires français pendant la
Deuxième Guerre Mondiale, s'est déclaré convaincu du fait qu'une forme de pensée intelligente commandait les
manœuvres. Il a déclaré "je suis également convaincu que l'objet a été gouverné par des lois d'inertie en raison
de son accélération rapide mais pas immédiate et quoiqu'elle ait été capable de faire un virage serré à une vitesse
considérable, elle décrivait tout de même une courbe naturelle".
L'objet était capable de battre le F-51 en vitesse et en capacité, de prendre des virages et pouvait même atteindre
une ascension plus raide et maintenir un taux d'ascension bien supérieur à celui de l'avion de chasse de l'Armée de l'Air.
"Je me suis évanoui temporairement en essayant de virer en même temps que L'objet, en raison de la vitesse
excessive" a affirmé GORMAN. "Je suis en bonne forme physique mais je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de pilotes
capables ( tout en restant conscients ) de résister aux virages à des vitesses telles que celles atteintes
par la lumière".
Du point de vue psychologique, l'incident GORMAN a soulevé la question suivante : "Est-il possible qu'un
objet sans forme appréciable ni aucune configuration aéronautique connue puisse sembler voler à des vitesses
variables tout en manœuvrant de façon intelligente ?
Les observations de Soucoupes se sont prolongées jusqu'en 1949.
Le 1er janvier, M. et Mme TOM RUSH de JACKSON dans le MISSISSIPPI, allaient atterrir sur l'aéroport de DIXIE
à JACKSON, dans un avion type Stinson civil lorsqu'ils ont observé un objet aérien non identifié qu'ils ont décrit comme
ayant la forme d'un cigare avec des ailes courtes : l'objet ressemblait à une fusée. Le couple RUSH a modifié
sa description de l'objet en "aéronef sans ailes". Ils ont dit qu'il avait environ 20 m de long, 3 m de diamètre
et 1,20 m à l'extrémité arrière profilée. Il a traversé à 200 m plus loin devant eux, a viré vers le Sud-Ouest,
puis d'un coup accéléré de 370 à 900 km/h, puis a disparu. RUSH est un ancien pilote de l'USAF. Lui et sa femme
détiennent des brevets de pilote.
1.5. ORIGINES ASTRONOMIQUES
Des études préliminaires effectuées sur plus de 240 cas nationaux et 30 cas étrangers par l'Astrophysicien HYNECK
indiquent qu'environ 30 % de tous les phénomènes observés peuvent être expliqués par des phénomènes
astronomiques.
Par exemple, le 18 février 1948, une détonation fracassante ayant lieu à une grande hauteur au?dessus du KANSAS
du NORD a fait bouger des immeubles, cassé des vitres et effrayé les habitants d'un secteur énorme du KANSAS,
du NEBRASKA et de l'OKLAHOMA.
Des histoires fantastiques ont été associées à ce phénomène. A STOCKTON, dans le KANSAS, un fermier a déclaré
avoir vu très peu de temps avant la détonation, une "soucoupe" étrange en vol stationnaire au-dessus de sa maison.
Il a dit que lorsqu'il s'était trouvé à environ 2 m de l'objet celui-ci s'était arrêté à hauteur de son visage
et qu'il a vacillé pendant un moment, il crachait du feu et ensuite l'aspirait. Le fermier a décrit ainsi l'objet :
longueur environ 1 m, sa forme "ressemblait quelque peu à un entonnoir".
"Puis soudain des étincelles ont jailli, le feu s'est intensifié comme si on venait d'allumer la mèche" a-t-il dit.
"Mon épouse est sortie le regarder disparaître en laissant une traînée derrière lui. Soudain un immense nuage
de fumée est apparu dans le ciel puis quelques secondes plus tard nous avons entendu une détonation fracassante.
Je sentais la chaleur se dégager de l'endroit où il avait touché le sol".
Des vingtaines d'habitants de la région ont déclaré avoir vu des rayons lumineux et entendu la détonation. L'objet
a laissé une tâche de fumée bleue-blanche qui s'est étendue sur un secteur assez grand.
Quoiqu'on ait immédiatement identifié ce phénomène comme une boule de feu, un certain mystère et des
rumeurs "soucoupiques" ont entouré ce phénomène jusqu'à la présentation de preuves irréfutables au mois d'avril
suivant. OSCAR MANNIN, un astronome Texan, a déclaré que des météorites avaient été récupérées, y compris un
morceau pesant environ 50 kg qui était venu se loger à une profondeur de 80 cm dans le sol. Il s'agissait
d'un "achondrite" nom technique d'une sorte inhabituelle de météorite rocheuse.
Le jour même où KENNETH ARNOLD a vu ses Soucoupes au Mont Rainier, le Lieutenant Général DONALD WHITEHEAD
d'IDAHO a déclaré avoir observé un objet en forme de comète se tenir immobile dans le ciel de l'IDAHO de l'Ouest. L'objet
semblait disparaître graduellement au-dessous de l'horizon en raison du sens de rotation de la terre.
Dans son récent rapport, le Docteur HYNECK a dit que le Lieutenant Général DONALD S. WHITEHEAD avait sans
doute observé Saturne ou Mercure. Une planète brillante vue au travers des nuages "cirrus" minces pourrait
ressembler à une comète, a-t-il affirmé.
Le 20 juillet 1947, des observateurs au large des côtes de TERRE NEUVE ont déclaré voir une série d'éclairs
argentés ou rougeâtres dans le ciel mais l'objet responsable n'était pas visible. Dans son rapport, le Docteur HYNECK
affirme que ces éclairs n'étaient sans doute rien d'autre qu'une boule de feu.
Très tôt pendant la sensation des soucoupes - à mi-juillet 1947 - la prise d'un "disque volant"
a excité les habitants de JACKSON, OHIO. Cependant la "soucoupe" était plus tard identifiée comme étant un
émetteur radio-sonde du Corps de Transmission de l'US Army utilisé pour la collecte des données météo.
1.6. BALLONS
Divers ballons météo et de recherches ont été à la base d'un grand nombre d'incidents soucoupiques.
Un des incidents les plus remarquables a eu lieu au mois de novembre dernier à CAMP SPRINGS, dans le MARYLAND.
Un objet éclairé par une lumière blanche luisante a été observé pendant qu'il décrivait un cercle de 360° de l'Ouest
vers l'Est au?dessus de la base aérienne d'ANDREWS. Pendant que le pilote s'approchait pour vérifier la nature de l'objet,
celui-ci a effectué une manœuvre d'évasion. Le pilote a ensuite éteint ses feux latéraux et arrière, mais pendant
son approche la "soucoupe" a simplement survolé son avion.
Le pilote a affirmé que la vitesse de l'aéronef mystérieux semblait varier entre 150 et 900 à 1 100 km/h.
Selon le pilote, l'objet était rectangulaire, avait une lumière mais sans aile ni traînée visibles. La Soucoupe, plus petite
qu'un avion T-6 semblait plus facile à manœuvrer et capable de vol quasi-vertical.
Le mystère a été élucidé à l'occasion d'une identification positive de l'objet ; il s'agissait d'un amas de ballons
de recherche de rayons cosmiques.
La première photo d'une "soucoupe" a été prise le 5 juillet 1947 par FRANK RYMAN, un maître de la Garde-Côte
de SEATTLE. La photo ( prise depuis le sol ) montrait un point lumineux grand comme une tête d'épingle
contre un ciel du soir. Cependant, à l'heure actuelle, on croit qu'il s'agissait d'un ballon météo synoptique.
Le 8 avril 1948, plusieurs témoins ont déclaré avoir observé un objet qu'ils ont décrit comme "une traînée argentée
rectangulaire", "un corps cylindrique important ressemblant à un bâton de nacre opalescent", "un cylindre vaporeux"
et une "sphère blanche". L'objet a été observé par plusieurs personnes à ASHLEY et DELEWARE dans l'OHIO. A DELEWARE,
l'alerte a été transmise à l'aéroport et à l'Observatoire PERKINS qui furent incapables d'observer l'objet. Plus tard,
on a appris la présence de ballons météo au même endroit que celui où ont été effectuées les observations.
Les ballons météo ont été également mis en cause lors de l'observation d'un objet cylindrique long faite par le pilote
et le navigateur d'un avion de ligne appartenant à la PANAM, dans le ciel entre EVERETT et BEDFORD, dans le
MASSACHUSSETTS. Ils l'ont décrit comme ayant la longueur du fuselage d'un P-40 mais plat aux deux bouts.
Un autre "disque argenté" observé par un Lieutenant Colonel de l'USAF au-dessus de la base de TYNDALL,
MONTGOMERY dans l'ALASKA, a été positivement identifié comme un ballon météo. Vers la fin de juillet dernier,
des ballons ont également été mis en cause par une multitude d'observations de "disques" qui ont eu lieu près
de la ville d'INDIANAPOLIS.
Au début du mois d'août dernier, les habitants de COLUMBUS dans l'OHIO avaient les yeux fixés sur le ciel lors
de l'observation par plusieurs concitoyens, d'un objet circulaire volant, de 8 à 10 m de diamètre, de contour
gris-noir et de centre transparent. L'objet semblait se déplacer à une allure lente et graduelle sans faire de bruit et
en émettant de temps à autre une trace de fumée mince. Plus tard, il a été identifié positivement comme un ballon
de carnaval.
Les laboratoires de WRIGHT FIELD sont appelés très souvent pour effectuer des analyses d'objets réputés être
des débris de "disques volants". La "roue enflammée" qui est tombée sur le village de Belle Fontaine dans l'OHIO,
au mois de décembre dernier et qui a suscité une autre panique "soucoupique" parmi la population, a perdu son
côté mystérieux aux laboratoires de WRIGHT FIELD. Les restes de la roue ont subi des analyses révélant la présence
de zinc, de magnésium, de sodium et de plomb qui sont les composants typiques des fusées de détresse et d'autres
engins explosifs. On a supposé que la "roue" n'était autre chose qu'une fusée de détresse tirée depuis la terre par
un fusil.
1.7. FARCES
Les farceurs et les avides de publicité ont également leur rôle, à jouer dans le Projet "Soucoupe".
Un des plus grands scandales a été suscité par deux hommes de TACOMA, WASHINGTON. Il s'agissait de FRED
CHRISMAN et HARNOLD A. DAHL. Au mois de juillet 1947, quelques jours après la déclaration faite à la presse par
KENNETH ARNOLD sur les soucoupes vues par lui au-dessus du Mont Rainier, DAHL a déclaré avoir vu six disques à partir
du bateau dans lequel il effectuait sa patrouille au large de MAURY ISLAND, WASHINGTON.
DAHL a affirmé avoir vu un des disques tomber à terre puis se désintégrer en arrosant son bateau de fragments
provoquant des avaries et tuant son chien. Lui et CHRISMAN ont ensuite essayé de vendre l'histoire à un magazine
d'aventures de CHICAGO qui a contacté KENNETH ARNOLD à BOISE en le priant de bien vouloir en vérifier l'authenticité.
ARNOLD s'est rendu à TACOMA accompagné du Capitaine EMIL J. SMITH, pilote chez United Airlines, lequel avait
déjà eu de la publicité "soucoupique" suite à son observation de disques le 4 juillet au cours d'un vol de routine
au-dessus de la ville de BOISE.
ARNOLD a également sollicité l'aide de deux officiers du Bureau A2 ( renseignements ) pour examiner
la déclaration de DAHL et CHRISMAN. Ainsi s'est entamée toute une série de rendez-vous clandestins et d'appels
téléphoniques mystérieux et anonymes qui ont abouti à la mort de deux des participants et qui ont démontré la base
fallacieuse de l'histoire.
Pendant une réunion qui s'est tenue à l'Hôtel Winthrop, DAHL a produit des fragments qui, selon lui, provenaient
du disque qui avait endommagé son navire. Il a confié son histoire à ARNOLD, à SMITH et aux deux hommes du
Renseignement de l'Armée. Le jour suivant, les deux officiers ont quitté la ville pour retourner à HAMILTON FIELD
en CALIFORNIE participer à une fête annuelle de l'Armée de l'Air, emmenant avec eux des fragments à analyser.
Mais une tragédie les a frappés en route. L'avion s'est écrasé tuant les deux officiers mais le Chef d'Equipe et
un passager - les seuls autres passagers - ont pu sauter en parachute et ainsi sauver leur vie.
Peu de temps après cet accident, des journaux et des Services de télégraphe de TACOMA ont commencé à recevoir
une série d'appels téléphoniques anonymes les informant que le B-25 écrasé avait transporté des fragments
du "disque volant" et que celui-ci s'était fait descendre par des coups de canon 20 mm tirés par des saboteurs.
Bien qu'un journal de TACOMA fasse allusion à un sabotage en raison des fragments de disque portés à bord, il
s'en est suivi une investigation complète des débris sans qu'aucune indication de malveillance ne soit décelée.
( L'accident a été causé par un silencieux brûlé qui a mis feu à l'aile gauche. Celle-ci s'est détachée du fuselage
et a également arraché la queue de l'avion ).
Le correspondant mystérieux a ajouté qu'un avion de la Marine trouvé au Mont Rainier quelques semaines
auparavant, avait également été descendu par les "saboteurs de soucoupes" non identifiées.
Le jour où l'avion s'est écrasé, CHRISMAN et DAHL avaient conduit le Capitaine SMITH voir le bateau qui avait
été accidenté par le disque pendant sa chute. SMITH a dit aux enquêteurs : "J'ai vu ce qui pourrait passer
pour des réparations sur le pare-brise et les feux, mais personnellement je n'ai pas été convaincu qu'elles aient
été causées par l'incident en question".
Plus tard, au cours des séances d'interrogation, CHRISMAN et DAHL ont craqué et admis que les fragments en
question n'étaient autre que des formations rocheuses très inhabituelles trouvées aux MAURY ISLAND mais ne
concernaient en rien des "disques volants".
Ils ont admis avoir dit au magazine de Chicago que les fragments "auraient pu être les restes des disques" pour
pouvoir augmenter la valeur de leur histoire.
Pendant les investigations, la femme de DARL avait continuellement poussé son mari à admettre que l'affaire
entière n'était qu'une farce et, en fait aujourd'hui toute l'affaire est classée comme telle dans les dossiers du
Projet "Soucoupe".
Le mois de juillet 1947 a été un mois record pour les farceurs.
Une femme de SEATTLE ( Washington ) avait déclaré très nerveusement à la police qu'un disque volant
en flamme avait atterri sur son toit.
L'objet, rapidement maîtrisé et éteint, a été confié à des Agents Fédéraux puis examiné par des artificiers et
des experts électroniciens de la Marine.
Il s'agissait d'une coupe de contreplaqué de 28 pouces ( 70 cm ) de circonférence relevée
aux deux côtés et tenue en pôsition par un fil tendu de part et d'autre du bois.
Les lettres USSR ( URSS ) et EYR y compris un marteau et une faucille étaient peintes en blanc
sur le disque. Deux tubes radio et un bidon d'huile de forme cylindrique étaient montés sur des morceaux
de bakélite à l'intérieur de l'objet. Un morceau de tissu imbibé d'une substance identique à la térébenthine,
déjà brûlée y était attaché. Le consensus final fut que le disque ne pouvait voler et qu'il était sans aucun
doute le fait de farceurs.
La population de SHREVEPORT, LOUISIANE a été excitée par la déclaration d'un habitant qui a prétendu
avoir vu une "soucoupe" tournoyer dans l'air, crachant la fumée et le feu, puis venir s'immobiliser en plein milieu
d'une autoroute de banlieue.
Une enquête de police, cependant, a révélé que la "soucoupe" était l'œuvre d'un farceur qui, pour faire marcher
son patron, avait lancé le disque artisanal depuis le sommet d'une tour de banlieue. La "soucoupe" contenait un
démarreur d'un tube au néon et deux condensateurs d'un ventilateur électrique.
Un disque volant a suscité beaucoup d'intérêt commercial à BLACK RIVER FALLS ( WISCONSIN )
où celui qui a trouvé l'objet demandait 50 cents comme prix d'entrée pour voir la "soucoupe" jusqu'à l'arrivée de la
police locale qui a mis fin à cette affaire en enfermant l'objet dans le coffre d'une banque. L'objet fait de contreplaqué
et de carton était dit avoir été vu en vol près de BLACK RIVER FALLS juste avant qu'un électricien ne dise
qu'il l'avait trouvé dans les hautes herbes du parc d'amusements municipal. Après avoir été analysé
à MITCHELL FIELD, le rapport suivant a été établi :
"L'engin est évidemment une farce... et sera gardé pendant un moment assez long avant d'être jeté
dans la poubelle la plus proche".
Des restes de "disques écrasés" ont également été classés comme des farces. Généralement, ce n'étaient
que des farces assez mal préparées. Après avoir analysé les morceaux d'une "soucoupe volante" qui s'était écrasée
dans le champ d'un agriculteur à DANFORD ( ILLINOIS ), brûlant les mauvaises herbes et les réduisant
en cendres, on a trouvé des fragments de plâtre de Paris, un morceau de diaphragme d'un haut-parleur magnétique
démodé, des serpentins en bakélite enveloppés dans du fil de cuivre émaillé, une boite métallique, des restes d'un
condensateur électronique fabriqué à New York et des vestiges d'un anneau magnétique métallique. Quelques-unes
des matières dont sont fabriquées les soucoupes.
Bien des lettres donnant des opinions quant à l'origine des soucoupes, sans parler des conseils sur la manière
de se comporter vis?à?vis d'elles, sont arrivées au P.C. du Projet "Soucoupe".
Un homme de LOS ANGELES avait envoyé un télégramme au Général commandant de l'USAF en lui conseillant
de "descendre toutes les soucoupes volantes, les disques, les bacs à laver le linge d'origine et de fabrication non
américaine".
Une femme de l'OREGON ayant déclaré avoir vu une série de soucoupes en formation en train d'épeler le mot
PEPSI a suggéré qu'une puissance étrangère faisait des essais de code dans nos cieux.
Un autre correspondant a suggéré que l'alerte aux soucoupes n'était en fait que le résultat d'une expédition
de cartographie mondiale entreprise par le gouvernement mondial de "l'empire des gens opprimés et subjugués
du monde" conduite par les "Trois Anciens", "Ceux qui Étaient, Ceux qui Sont et Ceux qui Seront".
1.8. COMMENT SONT MENÉES LES ENQUETES
Les plaisanteries et les lettres d'illuminés ne jouent qu'un petit rôle dans l'ensemble du Projet "Soucoupe".
En fait, il s'agit d'une affaire scientifique sérieuse nécessitant des investigations, des analyses et un moyen
d'évaluation constant qui ont permis d'aboutir à la conclusion suivante, à savoir que la plus grande partie des
alertes aux soucoupes n'en sont pas, mais que la plupart de ces observations relèvent de phénomènes astronomiques
ou d'objets aériens conventionnels ou d'hallucinations ou enfin de psychologie de masse.
Mais le simple fait qu'il existe toujours des objets volants non identifiés nécessite une vigilance constante de la part
du personnel du Projet "Soucoupe" et de la population.
La procédure d'investigation de ces phénomènes est nettement accélérée lorsque les observateurs informent
rapidement les installations militaires les plus proches ou l'Etat Major de l'A.M.C.
Dès lors qu'un incident est porté à l'attention du personnel du Projet "Soucoupe" une investigation initiale est
effectuée par les antennes militaires dans la région où s'est produite l'observation... En principe, il s'agit de la base
aérienne la plus proche, du FBI ou de la police locale. Dans certains cas, du personnel de la Division de Renseignements
Techniques est amené par avion sur le site afin d'effectuer les interrogations "in situ".
L'observateur remplit, sous la surveillance des interrogateurs, un questionnaire standard et toutes informations
complémentaires disponibles sont glanées par les enquêteurs. Des questions standard sont simplement énoncées
et composées de telle façon que des réponses pourront être trouvées aussi précisément que possible
par l'observateur le plus inexpérimenté. Dans chaque cas, les informations suivantes sont notées d'une manière
soigneuse, à savoir : l'heure, l'endroit, l'importance et la forme de l'objet, l'altitude approximative, la vitesse, les
manœuvres exécutées, la couleur, le temps de visibilité de l'objet, le son émis par celui?ci, etc. Toutes ces informations
et tous fragments ou échantillons de terre ou photographies ou esquisses sont envoyés au P.C. de l'A.M.C.
A ce stade, des équipes d'évaluation hautement formées prennent le relais. Les informations sont réparties et
résumées sur des états récapitulatifs, puis tracées sur des cartes ou des graphes puis intégrées au corps général
des informations tenues par le Projet "Soucoupe".
Par la suite, des copies ( duplicata ) de ces données relatives à chaque incident sont expédiées
à d'autres agences d'investigation y compris à d'autres laboratoires au sein d'A.M.C. Ces rapports sont ensuite
examinés à la lumière d'autres facteurs tels que des activités de recherche en matière de missiles guidés, des
conditions météo, des lancés de ballon-sondes météo, des vols d'avions commerciaux et militaires, des vols d'oiseaux
migrateurs et aussi une myriade d'autres considérations susceptibles de fournir des explications.
Prenant comme hypothèse de travail le fait que des objets pourraient être des aéronefs non-identifiés et non
conventionnels, on effectue des analyses techniques des rapports reçus dans le but de déterminer les caractéristiques
aérodynamiques, propulsives et de commande requises pour permettre aux objets de se conduire selon les indications
contenues dans les rapports.
En règle générale, on divise les objets volants en 4 groupes :
- les disques volants,
- les torpilles ou objets en forme de cigare sans ailes ni ailerons visibles pendant la période de vol,
- les objets de forme sphérique ou "ballon",
- enfin les boules de feu.
Les trois premiers groupes sont capables d'effectuer un vol par l'utilisation de moyens aérodynamiques ou
aérostatiques et peuvent être propulsés et commandés par des méthodes connues des concepteurs aéronautiques.
Quant aux lumières, les actions restent inexpliquées, à moins qu'elles n'aient été suspendues à un objet volant bien
au-dessus d'elles ou qu'elles ne soient le produit d'hallucinations.
Par la suite, les rapports fournis par les laboratoires ou les Agences auxiliaires sont retournés au P.C. du
Projet "soucoupe", avec la mention "incident clos". Le projet lui-même est, cependant, jeune car la plupart
des investigations entreprises sont encore en cours.
En ce moment, le Laboratoire Aéromédical d'A.M.C. est en train d'effectuer une analyse psychologique dans le but
de déterminer le pourcentage des incidents imputables à des erreurs de l'esprit de l'homme et de ses sens.
Les rapports actuellement disponibles indiquent qu'un nombre très élevé d'observations relèvent d'événements
ordinaires qui ont été mal représentés en raison de ces erreurs humaines. A cet égard, l'étourdissement ordinaire
que les médecins appellent "vertige" est un facteur important. Le vertige peut être induit par des manœuvres et
des accélérations rapides d'avions, de telle manière que les objets semblent se déplacer dans diverses directions
alors qu'en fait ils sont immobiles. L'avis des équipes aéro-médicales est le suivant quelques-uns des incidents
relatifs à des lumières rapides et très mobiles rapportés par des pilotes seraient sans doute causés par le vertige
ou l'illusion d'optique.
La majeure partie du travail effectué par le personnel "Soucoupe" comprend les faits de tracer, d'établir et
de préciser les incidents. Une courbe de fréquence, récemment composée, montre que les observations de soucoupe
ont commencé, à une petite échelle, dans ce pays, en janvier 1947, et qu'elles ont atteint leur apogée en juillet
de la même année, peu après l'incident du Mont Rainier. Ensuite, le nombre d'observations a chuté radicalement
pendant, les cinq autres mois de l'année mais ont repris à une fréquence relative aux mois de janvier, juillet et
novembre 1948.
Les rapport reçus en ce moment par l'A.M.C. indiquent que le niveau d'observation est très bas... environ 12
observations par mois actuellement.
1.9. D'UNE AUTRE PLANÈTE
Depuis la première parution des soucoupes dans les journaux, il y a à peu près deux ans, on a beaucoup conjecturé
sur le fait que les phénomènes célestes pourraient être en fait un genre de pénétration de la terre depuis une
autre planète.
KENNETH ARNOLD a longtemps été désigné comme "l'homme qui a vu les Martiens".
En fait, les astronomes sont pour la plupart d'accord * en ce qui concerne le fait que la seule autre planète,
dans ce système solaire, capable de supporter la vie est la planète Mars. Cependant, même Mars apparait comme
relativement déserte et inhospitalière, ce qui veut dire que la race martienne serait plus préoccupée par sa survie
que nous sur Terre.
* les données astronomiques qui suivent doivent être considérées en fonction de la date
du document ( 1949 ) - ( Note du GEPAN )
Il existe sur mars une perte d'atmosphère excessivement lente, c'est-à-dire une perte d'oxygène et d'eau
contre laquelle des être intelligents, s'ils en existent, se sont peut-être protégés par le contrôle scientifique
des conditions physiques. Nos scientifiques ont conjecturé que les habitants auraient pu obtenir ce résultat
en construisant des maisons et des villes souterraines où la pression atmosphérique serait plus élevée et où les
extrêmes de température seraient réduits.
Il existe d'autres possibilités, à savoir que le processus d'évolution aurait pu produire un être capable de résister
aux rigueurs d'un climat martien ou bien que la race ( si race il y eut ) avait péri.
En d'autres termes, l'existence sur Mars d'une vie intelligente, où l'atmosphère pauvre ne contient pratiquement
pas d'eau ni d'oxygène et où les nuits sont plus froides que les hivers arctiques sur terre, n'est pas impossible mais
n'est pas prouvée jusqu'ici.
La possibilité de l'existence d'une vie intelligente sur Vénus n'est pas considérée comme déraisonnable par
nos astronomes. Apparemment, l'atmosphère de Vénus contient surtout du gaz carbonique avec des nuages épais
de gouttelettes de formaldéhyde. Il parait qu'il n'y a pas ou peu de traces d'eau. Pourtant, des scientifiques ont
admis que des organismes vivants pourraient se développer dans des environnements étranges pour nous.
Cependant, Vénus comporte deux handicaps : sa masse et sa gravité sont presque aussi importantes
que celles de la terre ( Mars est plus petite ) et l'astronomie serait découragée en raison de l'atmosphère
nuageuse. Par conséquent, les voyages dans l'espace le seraient également.
Des rapports d'objets étranges vus dans le ciel ont été transmis de génération en génération. Cependant, les
scientifiques croient que si des Martiens devaient visiter la terre en ce moment sans établir de contact avec nous,
on serait en droit de supposer qu'ils viennent à peine de réussir les voyages dans l'espace et que leur civilisation
serait au même point que la nôtre.
Cette opinion a été adoptée parce qu'il est difficile de croire qu'une race techniquement bien avancée vienne ici vanter
ses capacités d'une façon mystérieuse au cours des années, pour ensuite partir sans jamais établir le contact.
Cependant, les astronomes estiment tout à fait invraisemblable qu'une civilisation martienne soit environ 50 ans
derrière nous, étant donné notre état de progrès actuel.
Nous n'avons utilisé des avions qu'au cours des 50 dernières années et dans les 50 années à venir, nous nous
mettrons très certainement à explorer l'espace.
Ainsi, il apparait que les voyages dans l'espace à partir d'un autre point du système solaire sont possibles bien
que pas très vraisemblables. Des rapports du projet estiment que les possibilités d'une telle éventualité seraient
de l'ordre de 1 pour 1 000.
1.10. AUTRES SYSTEMES STELLAIRES
Il existe 22 autres étoiles avec leurs propres planètes satellites à l'extérieur de notre système solaire.
Le soleil en possède 9.
Une des ces planètes est idéale pour l'existence d'une vie intelligente. Il existe également la possibilité d'existence
de vie sur deux autres planètes.
Donc, les astronomes estiment raisonnable la thèse relative à l'existence probable d'au moins une planète
habitable pour chacune des 22 autres étoiles éligibles.
Suivant cette ligne de raisonnement, la théorie est employée, également par nécessité, à savoir que l'homme
représente la moyenne d'avancement et du développement. Par ce fait, la moitié des planètes habitables serait loin
derrière nous et l'autre moitié serait en avance. On suppose aussi que tout visiteur sur terre serait bien en avance
sur l'homme. Ainsi, les possibilités de l'existence sur des planètes satellites des autres étoiles voisines, de voyageurs
de l'espace, seraient plus grandes que celles de l'existence de Martiens voyageurs de l'espace.
La première hypothèse peut presque être considérée comme une certitude ( si vous acceptez la thèse
que le nombre de planètes habitées est égal au nombre de planètes qui conviennent à la présence de vie et
que la vie Intelligente n'est pas le monopole de la terre ). Tandis que la deuxième hypothèse relative
à l'existence possible de visiteurs de l'espace en provenance de Mars est peu plausible.
Il n'y a qu'une pierre d'achoppement en ce qui concerne le fait d'entreprendre un voyage à partir d'une planète
si loin de la terre ; et c'est une pierre d'achoppement énorme.
L'étoile éligible la plus proche s'appelle WOLF 359 qui se trouve à une distance de 8 années lumière. Propulsé
à 1/10e de la vitesse de la lumière, c'est-à-dire à 30 000 km par seconde, un astronaute
mettrait 80 ans pour faire le voyage aller. Mais cette vitesse dépasse de bien loin la portée de toute
prédiction relative aux possibilités futures de propulsion par fusée.
Pour réduire de 60 ans à 16 ans le voyage de WOLF 359 à la terre, il suffirait de trouver le moyen de
convertir la matière nucléaire en énergie de propulsion.
1.11. VAISSEAUX SPATIAUX
Les problèmes relatifs à la création du vaisseau spatial idéalisé type - BUCK ROGERS -
sont innombrables. Une fusée spéciale peut être toute aussi manœuvrable que performante, mais un vaisseau
spatial à haute performance serait plutôt grand, peu maniable et ne pourrait sérieusement pas être conçu pour
manœuvrer dans l'atmosphère terrestre d'une façon aussi frivole que les disques.
De plus, un tel astronef serait incapable de transporter suffisamment de carburant pour lui permettre de
descendre à plusieurs reprises dans l'atmosphère terrestre.
Les scientifiques disent qu'une fusée à descente verticale apparaîtrait comme un disque lumineux pour
une personne qui serait située directement au?dessous, mais les observateurs lointains verraient très
certainement la fusée et seraient en mesure de l'identifier puisque les gaz d'échappement seraient facilement
décelables.
La distribution est également un facteur qui a contribué à enrayer la solution dite "l'homme de Mars". Tous les
disques, à quelques exceptions près, ont été observés depuis la métropole USA, mais les astronautes auraient
dû normalement éparpiller leurs visites plus ou moins uniformément sur notre globe. La petite zone couverte par le
déluge de disques fait croire que les objets volants, qu'ils soient de nature physique ou psychologique, sont
d'origine terrestre.
Ainsi, quoique les visites de l'espace soient jugées possibles, on pense qu'elles sont tout de même hautement
improbables.
Des rapports détaillés effectués plus particulièrement sur l'étude d'incidents individuels ainsi que l'image globale
du projet "Soucoupe" indiquent que les actions attribuées aux objets volants observés au cours des deux dernières
années ne remplissent pas les impératifs requis pour effectuer un voyage spatial.
On a également étudié la possibilité suivante, à savoir que les "soucoupes" seraient soutenues par des rayons
ou des faisceaux, mais cette possibilité a été refusée. Par rayon" ou "faisceau", on entend radiation purement
électromagnétique ou radiation à dominante corpusculaire comme les rayons cathodiques, les rayons cosmiques
ou les faisceaux de cyclotrons.
Tout engin ainsi propulsé devrait obligatoirement être du genre "à réaction". La théorie de base de tels engins
repose sur le fait qu'une quantité d'énergie est générée et utilisée de la manière la plus efficace pour
que la force d'impulsion émise soit importante. Cela signifie qu'il faut appliquer peu d'accélération à une
masse importante - un théorème bien compris par les concepteurs d'hélicoptères -.
En ce qui concerne les rayons ou les faisceaux, c'est le contraire : à une petite masse il faut donner une
grande vitesse. Par conséquent, il faudrait une puissance énorme ( même plus importante que la capacité totale
du monde entier ) pour faire voler l'objet le plus petit.
On a considéré plusieurs moyens peu orthodoxes de maintien d'un objet solide, y compris le vieux dispositif bouclier
anti-gravité si cher aux écrivains de fiction, mais tous se sont avérés impraticables.
L'avis des scientifiques chargés des enquêtes est que ceci donne créance à l'hypothèse suivante, à savoir
que les OVNIS sont maintenus et propulsés par des moyens normaux, ou bien ce ne sont pas des corps solides.
On a également étudié la possibilité suivante, à savoir que les soucoupes seraient des aéronefs étrangers.
Cependant, la performance des disques est tellement supérieure à tout ce que nous avons fait dans ce pays qu'on
considère que seule la découverte accidentelle "d'un degré de nouveauté jamais égalé" pourrait suffire à expliquer
l'existence de tels engins.
L'existence possible d'un genre d'animal extra-terrestre a également fait l'objet d'une étude parce qu'un grand
nombre d'objets décrits agissent plus comme des animaux que tout autre chose. Cependant, il y aura peu de
rapports fiables relatifs à de tels animaux extra-terrestres.
RÉSUMÉ
Jusqu'ici toutes les informations reçues par le Projet "Soucoupe" et qui concernent l'existence possible d'un vaisseau
spatial en provenance d'une autre planète ou d'aéronefs propulsés par un type de centrale nucléaire avancée,
relèvent plutôt de la conjecture.
Pour résumer brièvement, il n'existe aucune preuve pouvant affirmer ou réfuter la possibilité qu'une partie des
OVNIS soit de véritables aéronefs de configurations inconnues ou non conventionnelles.
Des rapports ont été reçus faisant état des observations faites par des témoins compétents et fiables. Cependant,
chaque incident comporte des détails peu convaincants tels que :
- la courte durée d'observation de l'objet,
- son éloignement du témoin,
- les photos ou les descriptions vagues,
- les contradictions entre observateurs,
- le manque de données précises, etc.
En ce qui concerne la forme aérodynamique supérieure du phénomène "disque", la plate-forme circulaire n'a pas
été utilisée sur des aéronefs militaires ou civils en raison de la résistance à l'avancement excessivement élevée.
Des objets sphériques du type "ballon" ne sont pas normalement considérés en tant qu'aéronefs efficaces.
La résistance à l'avancement est importante et il faut une grande quantité d'énergie pour fournir la poussée
aérodynamique.
L'explication évidente serait certainement la suivante : dans la plupart des cas d'objets de forme sphérique,
il s'agirait de ballons météo, ou de type similaire. Cependant, cela n'explique pas la raison pour laquelle ils se déplacent
à des vitesses importantes et sont capables de manœuvres rapides.
Le personnel du Projet "soucoupe" a indiqué que le mouvement pourrait être expliqué par le fait d'une illusion
optique ou d'accélération du ballon causée par une fuite de gaz. Le phénomène étant, par la suite, exagéré par les
observateurs.
L'explication la plus raisonnable des "boules de feu" est qu'elles seraient suspendues à des ballons ou à d'autres
moyens de support invisible pendant la nuit et que les manœuvres violentes mentionnées dans les rapports
seraient imputables à l'illusion optique.
Il existe des vingtaines d'explications plausibles aux multiples genres d'observations. La plupart des phénomènes
aériens ont fait l'objet d'identification positive. Cependant, il incombe au Projet "Soucoupe" de trouver
la ( ou les ) réponse(s) aux autres cas qui restent encore inexpliqués.
Les soucoupes ne sont pas des farces. Elles ne sont pas non plus une cause d'alarme pour la population.
Pour la plupart des incidents, des réponses ont déjà été trouvées, telles que :
- météores,
- ballons,
- étoiles filantes,
- vols d'oiseaux,
- dispositifs d'essais, etc.
Quelques observations restent toujours sans explication.
La mission du Projet "Soucoupe" de la division de Renseignement Technique de l'A.M.C. est "de mettre les points sur les "i".
SUITE...
© CNES
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